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Solidaires, luttons ensemble à Tours contre la pauvreté

L’Observatoire des inégalités vient aujourd’hui de publier un classement du taux de pauvreté selon lequel en 2019 Tours compte  24 000 personnes pauvres, contre 23200 en 2018. La pauvreté s’accroît à Tours ! 

Au moment où l’on constate au niveau national une dynamique inégalitaire qui ronge le contrat social, il faut renforcer les mécanismes de solidarité locaux, car on ne peut pas vivre en société sans associer tout le monde. Il faut donc construire et mettre en oeuvre une politique sociale qui redonne du sens à la démocratie locale pour éviter que certains de nos concitoyens aient le sentiment de rester au bord de la route.

Tours En Mouvement avec Philippe Lacaïle veut donc affirmer ses valeurs de solidarité, en proposant aux Tourangelles et aux Tourangeaux une politique sociale qui se démarque nettement de la politique suivie depuis six ans par la municipalité.

La politique sociale d’une ville s’articule principalement autour de l’action de son Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). C’est principalement par cette structure, légalement obligatoire, que l’engagement social de la ville s’exprime, notamment de manière financièrement clairement mesurable.

Ainsi, pendant ses mandats successifs, la municipalité précédente a toujours voulu marquer son engagement social en augmentant régulièrement les crédits alloués au CCAS, même au delà d’une augmentation générale.

La subvention municipale est ainsi passée de 4,8 millions d’euros en 2008 à 5,4 millions en 2014.

A l’inverse, la municipalité actuelle, d’abord marquée par son immobilisme, a même diminué fortement les crédits alloués au CCAS qui n’ont cessé de diminuer, chutant à 4,8 millions. 

Pourtant il s’agit d’une importante structure d’environ 450 agents, dévoués et compétents dont le rôle social dans la ville se développe dans les domaines suivants :

– Pour nos anciens, six résidences foyers logements et quatre maisons de retraite ;

– Insertion et solidarité (accueil et orientation des personnes en difficulté) ;

– Centre d’hébergement Paul Bert ;

– Restaurant convivial Voltaire ;

– Port de repas à domicile

En ce qui concerne les EHPAD, les besoins sur Tours sont actuellement couverts, mais majoritairement par le privé, ce qui pose la question de l’accès à ce type d’établissement pour les personnes à revenus modestes qui sont nombreuses à Tours. Quand des besoins se feront jour dans ce domaine, ce qui ne manquera pas de se produire à relativement court terme, compte tenu du vieillissement de la population, il faut savoir que c’est l’Agence régionale de santé (ARS) qui constate le besoin et lance alors un appel à projet, pour lequel le CCAS n’est pas compétitif du fait du poids de ses frais de personnel, de sa masse salariale, notamment compte tenu de son taux d’encadrement correct, la nuit en particulier. 

Le privé, qui souvent réduit à la limite du supportable ce taux d’encadrement des pensionnaires, est de ce fait mieux placé dans cette concurrence…

Le CCAS rencontre déjà des problèmes croissants du fait du vieillissement des pensionnaires de ses EHPAD qui intègrent les structures à un âge plus avancé, ce qui augmente mécaniquement le nombre de cas lourds frappés par la maladie d’Alzheimer, agités et dangereux pour eux-mêmes et les autres résidents.

Depuis 2014, l’ARS a pris en charge 7 postes d’aides soignantes jusque là financés par le CCAS, mais, au lieu de mettre à profit cette intervention de l’Etat, la ville a diminué parallèlement les crédits du CCAS, alors qu’un renforcement du personnel soignant est plus que jamais nécessaire, compte tenu de l’augmentation continue des taux de dépendance des pensionnaires. Tours En Mouvement avec Philippe Lacaïle estime qu’Il faudra donc engager, à l’inverse, une politique de soutien sans faille au CCAS pour renforcer le personnel soignant des EHPAD municipaux existants.

Autre problème, il apparaît que quatre des foyers logements municipaux sont vétustes et ne correspondent plus aux attentes des demandeurs, mais, à l’heure actuelle, les moyens financiers du CCAS en permanente diminution depuis 2014 ne sont pas suffisants pour y remédier. Il faudra envisager des solutions du type cession d’un ou deux foyers pour en réinvestir le fruit dans la modernisation des deux ou trois autres ou, quasiment, en reconstruire.

La forte réduction de la subvention municipale s’est aussi traduite par la disparition, dès la première année, de plusieurs animations en direction des personnes âgées. Tours En Mouvement avec Philippe Lacaïle veut relancer l’animation séniors, en travaillant en concertation avec les acteurs de terrain que sont les centres sociaux et les comités de quartier. Il s’agira de développer ainsi des projets d’animation spécifiques, en fonction des besoins des personnes âgées de chaque quartier.

D’autres pistes d’amélioration pourront être approfondies pour renforcer l’action sociale de la ville en coopération étroite avec la métropole et les autres intervenants dans ce champ d’action.

Il faut entreprendre la mise en place progressive d’un CCAS métropolitain afin d’augmenter la capacité d’agir, au moins dans certains domaines, à l’instar de ce qui se fait déjà à Rennes, Nantes ou Clermont-Ferrand.

Compte tenu de la massification des études universitaires, un nombre croissant d’étudiants rencontre de graves problèmes sur le plan social. Tours En Mouvement avec Philippe Lacaïle agira pour que la ville, via son CCAS, agisse de concert avec le CROUSS pour apporter une  solution à ce problème.

Il convient aussi de favoriser une coordination des aides avec les associations caritatives et avec le département d’Indre et Loire.

Sur ce point, en ce qui concerne les associations oeuvrant dans le domaine social, Tours En Mouvement avec Philippe Lacaïle mettra en oeuvre une rationalisation et une coordination de ces dépenses pour les associations contribuant au maintien du lien social et à l’accompagnement des personnes en situation de précarité, en évitant de se disperser dans un saupoudrage clientéliste.

Tours En Mouvement avec Philippe Lacaïle apportera une aide aux associations, notamment sportives et culturelles qui travaillent dans les quartiers populaires dont l’action est indispensable au maintien du lien social, et, par exemple, reloger correctement le centre social du Sanitas auquel la municipalité précédente était particulièrement attentive.

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