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Le vrai bilan de Tours, tiré par la presse nationale…

Le second maire de Tours en 6 ans, qui a été désigné à l’ancienneté après que son prédécesseur ait abandonné la ville, prétend aujourd’hui défendre le « bilan » de ces années de stagnation pour Tours, et même de recul, ainsi que la presse nationale unanime s’en est fait l’écho ces derniers mois.

Tous ces organes de presse ont soumis les villes à un examen selon les mêmes critères, il s’agit donc d’une vision particulièrement intéressante, extérieure au microcosme tourangeau et en particulier à l’autosatisfaction de mise à la tête de la mairie.   

Ainsi, le magasine Le Point ,qu’on ne peut soupçonner de défendre les mêmes valeurs sociales et républicaines que Tours en Mouvement, publie un article qui a été décortiqué par les journalistes professionnels d’Info Tours que, pour une parfaite objectivité, nous nous bornons à citer :

« Tours, une ville pas super bien gérée… C’est en tout cas ce qu’on conclut en regardant un article du journal Le Point publié ce jeudi. Il s’agit d’une enquête de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques. Elle a étudié les comptes de 80 villes de plus de 64 000 habitants. Tours se situe à la 20e et dernière place dans la catégorie des grandes villes (entre 107 000 et 150 000 habitants) nettement derrière Boulogne-Billancourt (N°1), Besançon (N°3), Metz (N°5), Orléans (N°12) ou Le Mans (N°13). Sa note : 8,5/20… ce qui est tout de même un peu mieux qu’en 2014 (8,1/20 à l’époque). La dette de Tours est en baisse mais reste très élevée, seules Mulhouse et Perpignan font pire dans notre catégorie. Par ailleurs, Tours est la 5e ville de ce classement où les impôts locaux sont les moins élevés. Pour son personnel, elle dépense en moyenne 906€ par habitant et par an, un chiffre en hausse et au-dessus de la moyenne. » 

Malheureusement six ans d’immobilisme laissent des traces ! Le Point, analysé par Info Tours, permet de tempérer l’optimisme aussi surjoué que béat du candidat-maire.

Ensuite la publication du baromètre Arthur Loyd 2019 en novembre dernier permet de constater que Tours descend du podium 2019 de l’activité et du dynamisme dans la catégorie des métropoles intermédiaires.

Et pour cause, depuis six ans rien n’avance plus à Tours : l’opération du haut de la rue nationale a perdu 5 ans, l’aménagement de l’écoquartier nouveau des casernes n’a pas commencé et l’ilot Vinci est totalement à l’abandon, infligeant aux visiteurs une vision de délabrement lamentable dès la sortie de la gare. Alors, on essaie de faire diversion tous azimuths avec de pures opérations de com’ : Halles, Haut de la Tranchée, même le Menneton ! Dans tous les cas : pas le début d’un commencement de travail sérieux sur ces dossiers !

Arthur Loyd relève que, bien que très bien reliée au réseau ferroviaire et accessible depuis Paris comme depuis les métropoles régionales, Tours laisse s’échapper le podium. L’étude constate pourtant que, « malgré des atouts bien identifiés pour l’accueil des entreprises avec une fiscalité favorable et des loyers de bureaux neufs attractifs qui peuvent séduire de nombreuses entreprises pour une implantation, Tours ne compense toujours pas ses faiblesses notamment par un coût du logement assez élevé qui peut ternir son attractivité ».

Arthur Loyd constate que la plupart des métropoles et des grandes villes du grand Ouest (Bordeaux, Nantes, Angers, Le Mans, Orléans) ont aménagé ou sont en train d’aménager des quartiers-gares qui sont des vitrines qui témoignent de leur dynamisme et de leur attractivité.

Avec une aire urbaine de 500 000 habitants, un trajet d’une heure depuis Paris, l’amorce d’un hub multimodal de transports (train, tram, bus et cars) et des loyers de bureaux abordables, Tours coche toutes les casespour avoir son quartier d’affaires au contact de sa gare. Tous ces élément étaient déjà en place il y a six ans : on n’en a strictement rien fait. Il est grand temps de se réveiller et de réaliser ce qui était en devenir en 2014 avec la requalification de l’ilot vinci et son prolongement par un vrai grand projet urbain vers le Sanitas, dans le cadre d’une ambition urbanistique et architecturale revendiquée.

Tours en Mouvement propose aux Tourangelles et au Tourangeaux de renouer au plus vite avec la réussite de leur ville, entre autres, en aménageant enfin un quartier gare qui devienne une locomotive économique et en lançant au plus vite la réalisation de l’écoquartier des casernes.

Enfin, et ceci n’est hélas que la conséquence logique des deux études précédentes, Tours est très loin dans le classement Huffpost des villes où il fait bon vivre : ici encore, nous reprenons l’analyse des journalistes professionnels d’Info Tours :

Tours, ville de milieu de tableau…En ce moment pendant ses vœux le maire de Tours rappelle à qui veut l’entendre que la ville est régulièrement au top dans différents classements publiés dans la presse ou par des entreprises spécialisées quand il s’agit d’environnement, de qualité de vie ou de territoires dans lesquels il fait bon investir dans l’immobilier. Son collègue président de Tours Métropole Philippe Briand l’imite aussi régulièrement. Néanmoins, un classement publié ce week-end ne met pas Tours en pole position, loin de là.Ce top des villes où la vie les plus agréables a été établi par une association et rassemble pas moins de 182 critères différents ce qui en fait une enquête particulièrement complète. Parmi ces critères : sécurité, transports, commerce, santé ou éducation. Tours se retrouve en 25e position, entre Metz et Dijon. Loin devant Orléans (32e) mais nettement derrière plusieurs communes de taille comparable comme La Rochelle (3e), Angers (4e), Le Mans (5e), Caen (9e), Saint-Etienne, Le Havre ou Brest, également dans le top 20. Devant nous également, de grandes villes comme Nantes, Strasbourg et Bordeaux mais aussi Pau, Cherbourg ou Annecy, N°1.

Tours en Mouvement veut mettre un terme à cette régression de notre ville qui dispose d’atouts majeurs, sous exploités, voire même ignorés comme notre université par le dernier maire. Dans un environnement préservé entre Loire et Cher, au milieu d’étoiles ferroviaires et autoroutières exceptionnelles, dotée d’un tramway plébiscité et qui contribue à la lutte contre le réchauffement , d’une population jeune et bien formée et d’une université de 30 000 étudiants et de chercheurs et de laboratoires de premier rang, Tours végète depuis six ans. Il est grand temps de reprendre tous ensemble notre progression vers un environnement encore amélioré et neutre en carbone et de rattraper le retard pris sur nos villes concurrentes, et Tours en Mouvement, solidaire, veillera à n’oublier personne au bord du chemin.

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