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Devenir Tours ou l’enfumage derrière cet « appel à projet innovant »…

L’échéance de l’élection municipale approchant inexorablement, le candidat-maire de Tours, craint, comme la cigale de la fable, de se trouver fort dépourvu à l’heure du bilan.

En fait, il s’agit d’une opération de com’ de plus après celles des halles et du Haut de la Tranchée !

Il cherche quelques sites de Tours que lui et son prédécesseur ont laissés à l’abandon depuis 2014, y compris des sites qui n’appartiennent pas à la ville de Tours, et lance un « appel à projets » se prétendant « innovant » qui n’a, malgré la ressemblance, rien à voir avec un appel d’offre lancé en application du code de la commande publique et n’en respecte aucune des règles…

En fait, n’importe quel politicien amateur peut faire de la com’ dans ce registre et baptiser ça projets innovants ! Les cafés du commerce en sont pleins.

Ce qui est innovant, en effet, c’est de « vendre » des projets sur des fonciers qui n’appartiennent pas à la collectivité, comme en particulier l’Ermitage, propriété du CHRU qui en fera ce qu’il voudra le moment venu.

Innovant aussi de s’affranchir de la question du financement et des règles des marchés publics, comme pour Marie Curie qui prévoit un équipement public municipal, le centre social du Sanitas. Mais qui va donc payer tout ça…?

Pas innovant en revanche de sortir, in extremis, à deux mois des élections, des ébauches de projets fantaisistes pour des sites à la disposition de la ville de Tours depuis de nombreuses années comme l’ancien 244, le hangar Col ou la caserne Chauveau, tous sites abandonnés par la majorité municipale qui n’y a strictement rien fait depuis 2014.

Tours en Mouvement rappelle que ce qui a été construit à Chauveau l’a été par l’Etat. La seule action du candidat-maire a été de procéder, juché sur une pelle mécanique devant les caméras, à la destruction d’immeubles ! Sur le site voisin le plus vaste, celui de la caserne Beaumont : rien ! Il est envahi par les mauvaises herbes au milieu desquelles les archéologues de l’INRAP ont enfin été envoyés il y a peu. 

Les projets d’aménagement urbains sont des opérations complexes qui demandent de la volonté politique, du temps, notamment de concertation avec la population, et beaucoup de travail.

Une fois de plus, tout cela a été allègrement ignoré et camouflé par une communication tapageuse et prétentieuse !

Tours mérite décidément mieux que ça !

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